D'hier à demain
30 November 2006
À 12 ans, j’avais fait mon choix sur deux métiers possibles qui me conviendrait : réalisateur de films et/ou astronaute. Spielberg m’avait convaincu avec Jaws , Raiders of the Lost Ark et Jurassic Park. Créer des aventures ne pouvait qu’être le plus beau métier au monde. Mais même lors de ma première année à l’école secondaire, je me souviens d’être allé voir mes professeurs à la fin du premier cours de chacune des matières et leur demander si le contenu du cours était réellement pertinent et nécessaire au cheminement à suivre pour devenir astronaute. Faut savoir le nom de feuilles? Vraiment?
Dimanche, dans un café sur Mont-Royal, journal en main, tête au soleil, un bon beat molo dans les oreilles. Je lisais les reportages de La Presse sur les leaders (Ignatieff & Rae) de la course à la direction du Parti Libéral. Un article sur leur carrière (politique ou non) pré-course suivi d’un topo/édito de Vincent Marissal sur les positions de chacun. Il y a quelque chose de très inspirant à lire les biographies d’hommes de ce genre. Ils ont déjà travaillé, vu et vécu beaucoup déjà. Et encore, à l’aube de la soixantaine, alors que la plupart des gens rêvent de golf et de la Floride, ils essaient de corps et d’âme d’entamer quelque chose de nouveau, d’entreprendre un autre chapitre à leur carrière politique. C’est inspirant et ça donne certainement le goût.
Ça change pas mal à chaque semaine mais pour l’instant quand je serais grand, je serais designer industriel, architecte, chef cuisinier, photo-reporter, photographe de mode et probablement DJ. Mais DJ, pas tout de suite, genre à 50 ou 60 ans, quand ce qui joue aujourd’hui sera rétro.