Articles for February 2007


J’ai été invité par un ancien professeur à venir dans son atelier et participer aux discussions et critique des présentations de projets de fin de Bac des élèves de troisième année en Design. C’était leur première présentation (de 3 au total) à laquelle il présentait leur sujet de recherche et le travail de création (prototype, objet, whatever) fait à ce jour. La critique se devait d’être constructive et juste afin d’engager la poursuite des réflexions et de création.

Mais oh là fuck tellement d’émotions en même temps. Premièrement, j’étais vraiment nerveux de venir officiellement critiquer des projets d’élèves qui sont aussi sinon plus vieux que moi. J’étais aussi soudainement mélancolique dès que j’ai mis les pieds entre les murs où j’ai passé activement 3 ans de ma vie. Les nombreux souvenirs de créations, de nuits blanches, de partys, d‘échanges refont surface. L’énergie et le chaos total des ateliers où traînent prototypes, matériaux, documents de recherche, livres de tous les genres, maquettes, photos m’excitaient au plus au point. Tout pour m’allumer créativement. Donc j‘étais nervomélancoexcité. Ou qqch pas normal.

Finalement, tout s’est très bien passé. La nervosité s’est dissipée rapidement et les discussions qui ont suivies furent toutes positives, constructives et utiles pour tous les partis, incluant yours truly. 14 projets ont été présentés et ça a duré 4h au total. J’en suis ressorti brûlé, fatigué, affamé et épanoui. Comme dans le temps.

Et il est naturellement très agréable, outre manquer un après midi de boulot pour aller faire ça, outre le super beau livre qui m’a été offert comme cadeau de remerciement de la part du prof, outre toutes les idées discutées et l‘épanouissement intellectuel, de se faire rappeler que université = jolies demoiselles par-tout. J’en reviens pas que j’avais oublié ça.


Étant fatigué, affamé et assoiffé, je profite de ma presence dans le quartier latin pour voir si Sophie travaille à l’Amère à Boire. Right on, sure thing. Et j’ai une rousse à la main et un fish n’ chips en moins de cinq. Damn ça fait du bien. Je chill un peu là, attendant Sophie qui finit sont shift vers 8h30. Quelques appels pour confirmer la soirée, y’a Charles qui repart demain, on veut le fêter un peu. J’appelle Seb:

— Yo Seb! Ça va?
— Oh bof. Pas vraiment. J’ai cassé avec ma blonde.

Shit. Oh boy. Par le son de sa voix, on aurait dit qu’il allait fondre en larme au téléphone. On l’informe qu’il prenne son manteau, et se pointe dehors dans 10 minutes, on sera là avec une auto. Il était en fait bien content qu’on vienne à sa rescousse : ses colocs venait de mettre au four des muffins au pot. « C’est parce qu’ils s’en vont à l’opéra pour un devoir. » Vive l’université. J’essaye de pas trop rire. Seb, ça y tentaient juste pas d’être là. Une fois dans l’auto, direction Blizzarts. Il commence à nous raconter sa journée, d’enlever un ce qu’il a sur le cœur. « Un osti de journée de fucké. J’en reviens pas. », commence t’il. Ok go, on écoute. Il ne comprends pas pourquoi sa blonde l’a lâché de même après 2 ans et demi. Il décide de se changer les idées en allant à la Biblothèque Nationale. Fouillant les rangées de livres d’architecture, il trouve plusieurs livres et lectures recommandés pour quelques cours. Il a en main Ville métaphore projet : architecture urbaine à Montréal 1980-1990 lorsqu’il croise un homme agenouillé cherchant un livre au bas de l’étagère. Seb le passe et tourne le coin vers l’autre rangée quand l’homme l’interpelle:

— S’cuze, t’as échappé ça.

Seb le ragarde puis porte son regard sur ce que l’homme a dans la main: un photo d’une femme nue. Et pas simplement une fille en bikini découpé d’un magazine, une photo photo d’une jeune femme nue sur son lit, full amateur.

— C’est vraiment pas à moi ça, répond t’il.
— Ben, c’est tombé quand t’es passé à côté de moi.

Et le gars lui donne la photo sur la pile de livres qu’il avait et quitte. Seb, frustré, offusqué, gêné reste là bouche-bée avec la photo. Il n’avait pas besoin de ça. Il disait ne pas reconnaître du tout la fille « Quoi que ça aurait très bien pu être une étudiante de l’UdeM. Son chum l’aurait utilisé comme signet et oublié dans le livre. » Mais bref, il n’y en a rien à foutre et laisse la photo sur l’étagère au grand bonheur d’un vieux louche qui observait la scène depuis le début.

Ëtes vous déjà allé au Blizzarts? À 21h30 c’est vide. On était les premiers, la serveuse nous a regardé d’un air dégouté. En plus qu’on était une gang de francophones :

— Qu’est ce que vous avez en fut?
— Oh we have Bor-ay-al Blonde, Rewsse and…

Super fine, mais pas bilingue pour 2 cennes. Un sandwich au Coco-Rico avec Sophie en face (le fish n Chips ne m’a pas tenu), un p’tit tour en face du Cinéma l’Amour pour voir les affiches dégeus et Charles arrive avec sa gang. Le bar s’est tranquillement rempli et à minuit le ghetto McGill est débarqué. Quoi que la clientèle n’était pas tout à fait nous (je pose très rarement avec les bouteilles de vodka acheté au bar et mes p’tites amies à casquette à palette drette), on a eu du fun. Pour les mélancoliques des kodak à film d’antant, le grain des photos est à “full house” pour vous.


Mix Mash Monday #2

5 February 2007

Question: Je cherche quelqu’un pour m’aider avec mes impôts. Je suis travailleur autonome, y’a donc probablement pleins de p’tites boîtes spéciales à remplir et je ne l’ai jamais fait. Y’a t’il un comptable cool dans la salle qui voudrait bien m’aider? (Patrick T, t’as l’air du gars qui connait ça.)

Observation: Prince n’est il pas simplement la fusion parfaite de Justin Timberlake et Janet Jackson?

Addition: J’essaie d’approcher Hippopocampe comme une collection d’archives privées rendues publiques. Du contenu choisi et édité puis archivé mais qui ne s’élève à sa juste valeur que lorsque partagé avec vous. Et l’ensemble ne cesse de grandir. Vous avez certainement remarqué les citations qui se sont ajoutées au fil des billets et des liens : tirées de mes lectures, elles sont courtes et évocatrices et je ne veux pas les oublier.

Et maintenant, filez au bas de la page d’accueil.

J’affiche dès aujourd’hui une liste de vieux billets tirés aléatoirement, question que ça ne prenne pas trop poussière. Puis, deux groupes de liens affichés eux aussi aléatoirement: mes fameuses sources de contenu design (et autres sujets d’intérêt) et la liste de mes lectures quotidiennes du merveilleux monde des blogs. Et finalement, vu la quantité de musique que je découvre chaque semaine (au moins quelques albums), ça aussi ça mérite d’être partagé. Stay tunes, more to come.

Invitation: Et pssstt, Yulblog de février ce mercredi @ La Quincaillerie, 20h00.

  • PS: Quelqu’un avec un PC et Internet Explorer 6 et 7 peut-il me dire que tout affiche correcte, svp? Danke shön.
  • PPS: Et si vous avez quelques suggestions que ce soit en ce qui concerne quoi que ce soit, n’hésitez surtout pas, je vous écoute pendu à vos doigts.

update

  • PPPS: En ce qui concerne des vieux billets avec des commentaires décalés, je suis au courant. C’est dû à l’importation de Movable Type il y a un an. Je n’ai simplement pas eu le courage de me retaper tous les 1500+ commentaires. J’ai commencé mais c’est long.

Last night’s Yulblog was great. But things this morning seem to keep on not going anywhere. Yulblog picturama to come later today, hopefully. In the meantime, go play outside or something for me, will ya.

UPDATE: J’viens de me rendre compte j’ai oulbié de mettre une ceinture ce matin. C’est peut-être pour ça.


Très sommaire et grossier. Cliquez sur le panorama pour une grosse vue sale. Faite le parce qu’elle m’a nécessitée environ une trentaine de crash de Photoshop. Sti. Pis j’m‘achète un nouveau flash pour le prochain.


Flat patterns 2

11 February 2007

Une deuxième pour la série. Prise durant mon séjour à Berlin il y a 2 ans.


Hippopoproverbes

12 February 2007

Hippopocampe à la Rappaz.net.

  • Un vaut mieux que googol tu l’auras.
  • Il faut battre son frère pendant qu’il est chaud.
  • Il ne faut pas vendre l’habit du moine avant de l’avoir tué.
  • Faire une pierre de mousse.
  • L’appétit vient en nageant.
  • A cheval donné, on start le grill.
  • Qui vole un oeuf, vole une vache-qui-rit.

Ça, messieurs-dames, ça ce sont de futurs architectes et designers. Il ne sont pas habillés en rouge pour fêter la St-Valentin, oh non, ça jamais, ce n’est certainement pas assez conceptuel, bien trop premier degrès. La relève des grands génies de l’architecture moderne ne fête et ne se débauche que par thèmes. Ces idéateurs d’objets et d’espaces ne demandent que certaines contraintes afin de mettre à l’oeuvre leur créativité. Il y a deux semaines, pour le fun: top rouges, bobettes bleues, un DVD de feu de foyer à la TV, des fruits de mers dans de la fondue québéco-chinoise et ben trop de vin rouge. Vous aurez du voir la face de la vieille au dépanneur quand nous sommes entrés là pour des clopes et d’autre vin, les 15 habillés en rouge un dimanche soir. On a fait une pyramide humaine de 4 étages aussi (toute rouge). Ça touchait le plafond avant de s‘écrouler (sur moi, entre autre). Et notez également que cette gang de fuckés sont les même personnes qui vont planifier et construire les écoles où iront vos enfants, les voitures que vous conduirez, les banques où vous irez encaisser vos chèques de paye, les supermarchés où vous irez faire votre épicerie, les hôpitaux où vous irez vous faire soigner. Ce sont ces gens qui meubleront notre patrimoine architectural et urbain pour les générations à venir. Vive nous.


Papa l'autochtone

15 February 2007


Ode aux combines

20 February 2007

Ô combien je vous aime, chères combines. Ô combien!
Vous êtes bien, ma foi, le seul vêtement, l’unique pièce à laquelle je tiens.
Sans ostentation, d’un simple coton, vous êtes la solution salutaire,
Douce salvatrice, donnant chaudement, en ces semaines de froid austère.

Incognito, sans rancune, tu recouvres et caresses,
Mes mollets, mes cuisses, mes genoux, mes p’tites fesses,
Secrètement cachées sous mes jeans griffés,
Sans toi, je ne saurais que grelotter et geler.

Fidèle à ton poste, il n’y a que toi en hiver,
Pour me laisser, anonyme, tant de liberté vestimentaire,
Les rafales ne me chatouillent, j’ai l’air au-dessus de mes affaires,
Ta chaleur et mon style, face au froid: une équipe d’enfer.

Plusieurs hésitent encore, n’arrivent point à t’exalter haut et fort.
Comparé aux Sorel, MEC et Kanuk, autres gogosses de confort.
Mais non, ma p’tite culotte à poteaux, toute discrète tu te fais,
Mon caleçon long, grandiose sous-pantalon: l’unique pièce à sanctifier.


En vérité je vous le dis

22 February 2007

De nos jours, c’est dur à dire si les gens parlent au cellulaire avec un casque d‘écoute mains-libres ou si ils sont tout simplement schyzophrènes. C’est également dure à dire quelle plateforme électorale est la moins pire de la gang. Et on ne commencera même pas à parler des politiciens.


Ce panorama renversé et plus ou moins grossier-comme-je-les-aime d’une énorme flaque d’eau sur un terrain de baseball est resté sur mon disque dure pendant 4 ans. Ce sont les toutes premières photos que j’ai prises avec un appareil numérique. J’avais toujours eu l’intention d’assembler le tout afin de rendre la scène d’un réalisme fantastique, qu’on soit porté s’envoler en tombant dans la flaque. J’exagère peut-être, là. Je pense que c’est simplement sentimental. L’été où les fusions municipales étaient à la mode, moi je travaillais pour le service des loisirs de la super Ville de Gatineau. Et devinez quoi: un inventaire à jour des ressources de la nouvelle grande ville était nécessaire. Pendant trois semaines, au volant d’une néon sport noir, appareil photo au cou, calepin à la main, j’ai fait l’inventaire et le recensement de tous les parcs, centre communautaires, terrains de jeux, arénas, piscines, terrains de balle molle, soccer, baseball, basket… et j’en passe. La tache était longue, certes, mais point monotone; ils m’avaient même fourni un cellulaire. J’ai donc joué un peu au touriste dans ma ville prenant des photos de petits parcs ignorés, piscines obscures et terrains de balle molle inondés.


  • Uh-oh. J’ai fait le saut et je me suis inscrit sur Facebook. C’est très bien fait, j’en suis surpris (comparé l’autre communauté du même genre). Mais je sens déjà que ça va faire boule de neige. Y’a que sur le net pour renouer des liens avec des vieilles connaissances qu’on avait déjà (et pour des raisons) oubliées. So I guess now you can facebook me. Soupir.
  • Ce soir, un autre vernissage au Centre de Design de l’UQAM. Cette fois-çi: une exposition d’une collection de brosses. Oui, des brosses. Le collectionneur français Daniel Rozensztroch qui avait rassemblé une quantité phénoménale de cintres en 2004 l’a refait avec des brosses. Quelques 2000 brosses. Brosses, brosses, brosses. Et samedi, pour la nuit blanche, ils tiennent l‘évènement “Venez Prendre une Brosse” (pas en virer une, ça c’est ce boire soir) et tu peux repartir avec une brosse mais pas une brosse de la collection, une brosse d’une autre série de brosses à donner. Eh maudit, j’voulais ploguer Mario Bros aussi.
  • Tout le monde croit qu’ils ont une facilité, un sorte de don pour faire sourrir les bébés. Surtout si ce n’est pas le vôtre, rien qu’en les regardant avec votre face à bébés et vos gros yeux à bébés, vous savez faire sourrir les bébés. Ce n’est pas le cas et vous le savez bien. Avouez le que les bébés se foutent de vous.
  • Qu’est ce que vous faîtes pour la nuit blanche samedi (autre que prendre une brosse)? J’ai en tête le spectacle de TV on the Radio pour commencer mais après… ?