What February 1st looks like - Part II
4 February 2007

Étant fatigué, affamé et assoiffé, je profite de ma presence dans le quartier latin pour voir si Sophie travaille à l’Amère à Boire. Right on, sure thing. Et j’ai une rousse à la main et un fish n’ chips en moins de cinq. Damn ça fait du bien. Je chill un peu là, attendant Sophie qui finit sont shift vers 8h30. Quelques appels pour confirmer la soirée, y’a Charles qui repart demain, on veut le fêter un peu. J’appelle Seb:
— Yo Seb! Ça va?
— Oh bof. Pas vraiment. J’ai cassé avec ma blonde.
Shit. Oh boy. Par le son de sa voix, on aurait dit qu’il allait fondre en larme au téléphone. On l’informe qu’il prenne son manteau, et se pointe dehors dans 10 minutes, on sera là avec une auto. Il était en fait bien content qu’on vienne à sa rescousse : ses colocs venait de mettre au four des muffins au pot. « C’est parce qu’ils s’en vont à l’opéra pour un devoir. » Vive l’université. J’essaye de pas trop rire. Seb, ça y tentaient juste pas d’être là. Une fois dans l’auto, direction Blizzarts. Il commence à nous raconter sa journée, d’enlever un ce qu’il a sur le cœur. « Un osti de journée de fucké. J’en reviens pas. », commence t’il. Ok go, on écoute. Il ne comprends pas pourquoi sa blonde l’a lâché de même après 2 ans et demi. Il décide de se changer les idées en allant à la Biblothèque Nationale. Fouillant les rangées de livres d’architecture, il trouve plusieurs livres et lectures recommandés pour quelques cours. Il a en main Ville métaphore projet : architecture urbaine à Montréal 1980-1990 lorsqu’il croise un homme agenouillé cherchant un livre au bas de l’étagère. Seb le passe et tourne le coin vers l’autre rangée quand l’homme l’interpelle:
— S’cuze, t’as échappé ça.
Seb le ragarde puis porte son regard sur ce que l’homme a dans la main: un photo d’une femme nue. Et pas simplement une fille en bikini découpé d’un magazine, une photo photo d’une jeune femme nue sur son lit, full amateur.
— C’est vraiment pas à moi ça, répond t’il.
— Ben, c’est tombé quand t’es passé à côté de moi.
Et le gars lui donne la photo sur la pile de livres qu’il avait et quitte. Seb, frustré, offusqué, gêné reste là bouche-bée avec la photo. Il n’avait pas besoin de ça. Il disait ne pas reconnaître du tout la fille « Quoi que ça aurait très bien pu être une étudiante de l’UdeM. Son chum l’aurait utilisé comme signet et oublié dans le livre. » Mais bref, il n’y en a rien à foutre et laisse la photo sur l’étagère au grand bonheur d’un vieux louche qui observait la scène depuis le début.

Ëtes vous déjà allé au Blizzarts? À 21h30 c’est vide. On était les premiers, la serveuse nous a regardé d’un air dégouté. En plus qu’on était une gang de francophones :
— Qu’est ce que vous avez en fut?
— Oh we have Bor-ay-al Blonde, Rewsse and…
Super fine, mais pas bilingue pour 2 cennes. Un sandwich au Coco-Rico avec Sophie en face (le fish n Chips ne m’a pas tenu), un p’tit tour en face du Cinéma l’Amour pour voir les affiches dégeus et Charles arrive avec sa gang. Le bar s’est tranquillement rempli et à minuit le ghetto McGill est débarqué. Quoi que la clientèle n’était pas tout à fait nous (je pose très rarement avec les bouteilles de vodka acheté au bar et mes p’tites amies à casquette à palette drette), on a eu du fun. Pour les mélancoliques des kodak à film d’antant, le grain des photos est à “full house” pour vous.


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@Pat: lol. c’est Anne-Sophie, copine de Charles et future architecte. Very cute, i know. Je fonds à chaque fois que je lui parle.
@RickG: merci kiki!
Wow pour le deuxième portrait.
(la photo est pas mal non plus)