Ode aux combines

20 February 2007

Ô combien je vous aime, chères combines. Ô combien!
Vous êtes bien, ma foi, le seul vêtement, l’unique pièce à laquelle je tiens.
Sans ostentation, d’un simple coton, vous êtes la solution salutaire,
Douce salvatrice, donnant chaudement, en ces semaines de froid austère.

Incognito, sans rancune, tu recouvres et caresses,
Mes mollets, mes cuisses, mes genoux, mes p’tites fesses,
Secrètement cachées sous mes jeans griffés,
Sans toi, je ne saurais que grelotter et geler.

Fidèle à ton poste, il n’y a que toi en hiver,
Pour me laisser, anonyme, tant de liberté vestimentaire,
Les rafales ne me chatouillent, j’ai l’air au-dessus de mes affaires,
Ta chaleur et mon style, face au froid: une équipe d’enfer.

Plusieurs hésitent encore, n’arrivent point à t’exalter haut et fort.
Comparé aux Sorel, MEC et Kanuk, autres gogosses de confort.
Mais non, ma p’tite culotte à poteaux, toute discrète tu te fais,
Mon caleçon long, grandiose sous-pantalon: l’unique pièce à sanctifier.