Articles for November 2006


Et pour toutes les autres personnes qui ne me connaissent pas personellement mais qui visite hippopocampe quoitidiennement. Merci à vous ma gang de fous.

En passant, la folle qui fait la face, c’est Rim, future PM libanaise du parti québécois.


Hot Chip

6 November 2006

Comme un cowboy solitaire, j’suis allé tout seul voir le show de Hot Chip hier soir à la Salla Rossa. J’suis arrivé juste avant 21h afin de me procurer un des derniers billets disponibles. À 22h, 250 personnes dans la salle, elle affichait complet. Mes chums avaient du décliner l’offre de venir face à divers obligations de famille et d’école (des 75e anniversaire de grand-mère n’arrive certainement pas tous les jours).

La brosse de la veille encore légèrement dans l’estomac, j’ai eu la bonne idée de ne boire que du coke. C’est rafraîchissant, bon, pas cher et pétillant. Pis ça réveille! La deuxième fois que j’allais au bar, comme un ti-cul toute péppé, en commander un:

— Comme tantôt, un grand coke and pas trop de glace, s’il te plaît.
— Hey, y’a pas de grand coke, c’est juste un coke, me dit le barman en ouvrant la canette.
— Ok, whatever ciboire. UN coke.
— 2 piasses.

Sucré et cafféiné, j’étais super pompé, excité, full prime-time, à écouter le show. Une modeste et fraîche ouverture de spectacle avec Born Ruffians. Un peu folk à la Clap Your Hands mais plus personnel, plus jeune, plus garage. Mais lorsque Hot Chip a pris la scène, c’était la furie. Les 6 membres du groupe se sont installés pratiquement côte à côte, tous aux premiers pupitres de leur petit orchestre électronique. Et ça a commencé. Du beat dans le tapis, constant et entraînant. Ils ont remixé TOUTES leurs tounes. Rien comme les CD, toutes des performances adaptées à la scène. On ne reconnaissait la chanson que lorsqu’il prononçait les premières paroles. Du complètement full fresh and tasty, comme le couteau qui tranche la surface d’un nouveau pot de beurre de pinotes. Des petits orgasmes sonores. Ils ont aussi joué quelques nouveaux morceaux de leur prochain album qui semble, en passant très prometteur. Un rappel dé-bile. Tout le monde criait et sautait comme des défoncés. J’ai quitté la salle en sueur, riant et tremblant nerveusement. C’était intense de même.


Attention

8 November 2006

Aliens are coming to abduct all the super-smart, good looking and sexy people.

You will be safe. I’m just posting to say goodbye.


Pizza party

14 November 2006

Méga gros Pizza Party à 23 personnes chez nous samedi dernier. Ça doit faire presque 3 ans que j’en fais mais jamais ça n’a été aussi extra-large que ça. Super ambiance chaude et toute garnie. Mon appareil photo passait de main en main. Eric n’a jamais été aussi souvent devant la lentille.

J’ai mis la main à la pâte avant que les gens n’arrivent. Anna, Gen et JF m’ont aidé pour modeler les pizzas qui par la suite ont une besoin de quelques retouches de la part de Marie-Jo et MFMM.
Mais eric, comment ça marche un pizza-party? Les invités amènent ce qu’ils considèrent être les meilleurs ingrédients de pizza. On met ça sur la table et ensuite, inspiré par la diversité et l’éclectisme des choix, on se laisse aller et on fait des pizzas toute la soirée. Simple yet effective and fun.
Hot Stuff Speedo Diego fait semblant qu’il se prépare pour son 50m libre. MFMM se régale d’une pointe au pesto et escargots.
Le pot d’artichauds marinés VS Gen.
Marie-Jo (qui vient de casser qqch dans la cuisine) and Sacha (who is simply happy).
On a fini par manger 19 délicieuses pizzas, de 18h à 23h. Eric simule.
Ça, mes amis d’hippopocampe, c’est Jihef. LE Jihef qui post des liens ici. Oui, oui, en vrai. En toute intégrité. Cynisme comprit.
Gen & Anna: heart breakers.
Violin playing divas: Juliana & Lisa. Véro & Ottawa’s famous DJS.
Eric and Gen are the bomb. J’me démarre un band bientôt.
Internationally reknown swimmer Matt Huang is our only and favorite chinese dude.

Pizza Party... Fast

16 November 2006

Lightspeed boy is back… now with his 22 lightspeed friends! The movie runs from 18h00-ish to 8h30-ish the next morning. We went out dancing at around midnight (it explains why the lights are out for a while). Then a few of us come back to the Demay pad around 3 o’clock, we go to bed, Gab crashes on the couch, the sun comes up. Deux versions pour vous internautes:


Designer meets God

20 November 2006

— Um Dieu? Ton soleil, y’est comme mal dézaïné...
— Comment ça…?
— Ben ça donne un peu trop mal aux yeux quand on le regarde. C’est un peu too much. Faudrait le dimmer.
— Mmm…
— Pis tant qu’à y être, les continents, c’est ton idée ça hein? C’est ben beau les formes organiques, mais c’est pas l’idéal pour diviser le territoire… faudrait reviser la grille. Les cours d’eau sont aussi souvent dans l’chemin. Y’a vraiment des aligement à faire aux niveaux des formes.
— Heille là...
— Pis j’t’ai choisi une nouvelle palette de couleurs pour les planètes. Celle que t’avais datait un peu beaucoup. Des trucs d’il y a 3 milliards d’année, c’est pu à la mode. Comme pentoute.


On concentration

22 November 2006

Je ne buvais jamais de café. Comme ja-mais. J’étais contre l’idée. Je préférais un jus d’orange et un 2h d’entraînement pour me réveiller le matin qu’une dose de caféine bien chaude. Comme fumer, boire du café évoquait en moi un corps faible, dépendant et hors de ton contrôle. Latte, capucino, mocha-truc-machin était des noms de drogues populaires légales, et même nécessaire de consommer pour être jugé adulte. Et c’est pour ça que les filles de 14 ans en boivent. C’est pour pouvoir rêver de sortir au Edgar Hypertaverne et se faire cruiser par des chauves à lunettes de 30 ans. C’est le fun être un adulte. (En passant, j’ai rien contre les chauves. J’vais probablement m’abaisser à ce stade aussi un jour. Pour l’instant, du haut de mes 23 ans, j’en profite.) Bref :

— Veux-tu un café Eric?
— Non, merci. Je n’en bois pas.
— Ben tu-veux-tu un tit biscuit au chocolôt avec ton tit jus d’orange mon tit n’homme?
— Lâche ma joue, chienne.

Là, le truc c’est que j’ai commencé à travailler dans un bureau de design. Dum-dum-dum. Et il faut souvent être créatif en peu de temps. Dum-dum-dum. Et pour ça, il faut être alerte et concentré. Dum-dum-dum. Et pour être alerte et concentré n’importe où, n’importe quand, faut boire du café. soupir. Dum-dum-dum.

Le pire c’est que j’aime ça! Avec la machine à espresso au travail, je me fait des supers cappucino. Avec une bonne p’tite mousse de lait qui reste dans le fond de la tasse que je fini à la cuillère par la suite. Y’a vraiment quelque chose de trippant avec ce rush de cafféine. Maintenant, boire du café pour un simple café, bof. Mais boire un cappucino vers 16h, avec une paire d’écouteurs grand format sur tes oreilles (ceux à coussin qui t’isole du reste de ce monde bruyant) et un bon disque qui crache dans ces dits écouteurs, LÀ TU RUSH FORT.

Recommendations de eric à satisfactions garanties pour music + coffee en ce mercredi 22 novembre 2006:

  • Metric - Live it out
  • Hot Chip - The Warning (compte rendu du show)
  • Ministry of Sound - Mashed 3 (mix electro le plusse meilleur du monde)
  • Fischerspooner - Odyssey
  • Daft Punk – Discovery (un classique)
  • Green Day - American Idiot
  • Ben Folds - Supersunnyspeedgraphic, the LP (new)
  • Lady Soverign - Vertically Challenged (new)
  • Postal Service - Give Up
  • Shout Out Louds - Howl Howl Gaff Gaff
  • Tiga - Sexor (made in montreal)
  • The Whitest Boy Alive - Dreams (new)

Malgré l’énergie dégagée par ce billet (on dirait même qu’il tremble), c’est une (1) tasse par jour max. Juste un p’tit trip pour les 3 o’clock blues.


Breakfast confrontation

24 November 2006

20061124toast1.jpg

— No, sir, please no! Not the toaster!
— Heille, ça t’apprendra à te prendre pour un bagel!


Pimp mon site - Redux

24 November 2006

Après le barman, c’est cette fois çi la célèbre bloggeuse québécoise Martine Page dont j’ai l’honneur de raviver le blog. Elle voulait en profiter pour changer de platforme (de Blogger à Wordpress); le blog, donc, repartait à zéro, ce qui me laissait une certaine liberté créatrice. Sagesse: le design web (et plus particulièrement pour un blog) reste avant tout un travail purement typographique. Il faut bien savoir saisir la valeur des lettres, des textes et de l’objectif de l’auteur pour réaliser un travail cohérent. Je lance aussi un grand merci à ce cher Patrick qui fut le pilier technique pour cette épopée.


Nelligan, sors de ce corps

27 November 2006

Cette nuit, dans mon rêve, à une jolie fille, par coeur,
Un poème de Nelligan, génie des vers, je lui récitais.
Le vrai poème, tel qu’écrit en toute sa splendeur,
Mais allongé dans mon lit et bien endormi, j’étais.

La performance fut parfaite: mot à mot, rime par rime,
De ce poème séducteur, envoutant et sublime.
Et comme un con, dès mon réveil, j’ne me souvenais plus de rien,
Ni de la fille, ni du poème et de tous ses alexandrins.

Ouin. Genre. C’est juste pour vous dire que je fais de la prose dans mon sommeil et j’oublie tout quand je me réveille.


D'hier à demain

30 November 2006

À 12 ans, j’avais fait mon choix sur deux métiers possibles qui me conviendrait : réalisateur de films et/ou astronaute. Spielberg m’avait convaincu avec Jaws , Raiders of the Lost Ark et Jurassic Park. Créer des aventures ne pouvait qu’être le plus beau métier au monde. Mais même lors de ma première année à l’école secondaire, je me souviens d’être allé voir mes professeurs à la fin du premier cours de chacune des matières et leur demander si le contenu du cours était réellement pertinent et nécessaire au cheminement à suivre pour devenir astronaute. Faut savoir le nom de feuilles? Vraiment?

Dimanche, dans un café sur Mont-Royal, journal en main, tête au soleil, un bon beat molo dans les oreilles. Je lisais les reportages de La Presse sur les leaders (Ignatieff & Rae) de la course à la direction du Parti Libéral. Un article sur leur carrière (politique ou non) pré-course suivi d’un topo/édito de Vincent Marissal sur les positions de chacun. Il y a quelque chose de très inspirant à lire les biographies d’hommes de ce genre. Ils ont déjà travaillé, vu et vécu beaucoup déjà. Et encore, à l’aube de la soixantaine, alors que la plupart des gens rêvent de golf et de la Floride, ils essaient de corps et d’âme d’entamer quelque chose de nouveau, d’entreprendre un autre chapitre à leur carrière politique. C’est inspirant et ça donne certainement le goût.

Ça change pas mal à chaque semaine mais pour l’instant quand je serais grand, je serais designer industriel, architecte, chef cuisinier, photo-reporter, photographe de mode et probablement DJ. Mais DJ, pas tout de suite, genre à 50 ou 60 ans, quand ce qui joue aujourd’hui sera rétro.