Articles for April 2007


Honeys, I'm home

1 April 2007

Yo, I’m back. Did you miss me? Did you? You did? Ben moi aussi. Oh yeah it was fun. I had a blast. What do you want to know? The competition? Yeah, that went so so. Disons que j’ai meme adopté ce dicton cliché poche qui dit qu’on apprend de ses erreurs. Haha. Anyways, c’est pas grave, y’en aura d’autres. Ouin, genre plus tard cet été. Une chose est certaine : la Colombie britannique, ça vaut tellement la peine d’être visitée. C’est beau ça n’a pas de bon sens. J’te le dis. Ben non, il ne pleut pas tout le temps! Y’a quasiement fait soleil les deux semaines que j’étais là. Mais on m’a aussi dit que j’étais chanceux côté weather. Non, dépaysé c’est un peu fort. C’est certain que les montagnes en décor ne font pas partie du quotidien montréalais mais, Quoi? Oh, ça oui, y’a beaucoup d’asiatiques. À Vancouver surtout. Y’a quasiement que ça. Et ils ont l’air plus nord-américanisé que moi. Conduisent que des Porsche pis des BMW. Et en contraste, y’a comme 5 noirs. Sérieusement. J’ai entendu une conversation entre l’un d’eux et un blanc à la sortie des bars vendredi soir, le blanc le confrontait et lui dit « Yo, sérieusement, connais-tu tes racines? » L’autre ne comprenait absolument pas de quoi il parlait. Y’en a juste pas là bas, il ne connaissent pas ça. En tout cas, si je vulgarise: les arbres sont en fleur, y’a du gazon vert vert vert, de l’eau partout, des belles grosses montagne avec de la neige blanche au bout comme décor. C’est ben beau. Sont 3 fuseaux horaires en arrière, mais 2 mois d’avance côté tempérarture. Bref. Ouin, j’ai pris comme 600 photos. Ma carte est full pleine. J’vais essayer d’en mettre plusieurs en ligne au courant de la semaine.

Pis ici, à part l’ADCul on stéroïds, what’s up?


Marble waters

3 April 2007

J’ai pris le traversier entre Victoria et Vancouver, un trajet d’une heure et demie se faufilant entre les îles du détroit de la Georgie. Me penchant par dessus le garde-corps comme tout bon curieux, j’ai trouvé extrêmement beau la houle des vagues produite par les hélices du traversier. Figées ainsi, les vagues ne sont plus que des surfaces marbrées.


Je n’aime pas être pessimiste, parler de la pluie et du beau temps et l’expression “de la marde blanche” pour désigner de la neige me plaît habituellement très peu, mais je crois qu’aujourd’hui nous sommes tous d’accord que ce descriptif est plus qu’adéquat.


Simon Sauvé

6 April 2007

Simon Sauvé, Québécois at heart avec les pieds à Vancouver depuis septembre. Il aime l’architecture moderne (et de ce fait Mies van de Rohe), les livres avec des images (« Pas d’images, j’suis pas capable! J’m‘endors! ») et une bonne bière en écoutant le Canadien de Montréal (qu’il suit religieusement malgré la distance, employant toujours le fameux on partisan et inclusif, comme dans « On a mal joué contre Ottawa, mais c’est pas de notre faute si Emery est si mardeux quand il joue contre nous autres! » Pis là il rit. Et fort pour un p’tit homme! Il donne raison au dicton « dans les petits pots, les meilleurs onguents ». Simon a travaillé comme gérant de magasin de vêtements de haute couture pendant 6 ans avant de se lancer en architecture. Il a quitté la patrie québécoise afin de poursuivre ce cheminement en s’inscrivant à la maîtrise en architecture à la UBC. Et c’est avec sa copine, Maryse, et lui que j’ai visité, après quelques bières au coin de 4th et Arbutus, Kitsilano Park à 1h du mat un lundi soir en parlant d’architecture locale et de la vie de Québécois à Vancouver tout en caressant des haies de cèdres et des rosiers géants (qui ont l’air encore plus disproportionnés avec Simon à leurs côtés).


Swim Club

10 April 2007

Ce matin, après l’entraînement, je me sentais comme les gars de Fight Club après un combat: abattu, affaibli, presque mort mais ironiquement très vivant. À mes limites physiques, haletant nerveusement, le coeur pompant, mon sang rempli d’acide lactique me contaminant un peu plus chaque instant, les muscles tremblants… j’en ai même vomi. Cet étrange feeling d’affaibli est resté quelques heures. C’est Tortue Géniale qui me l’a appris: ce qui ne te tue pas, te rend plus fort.


Pour Patrick T., M-J Dupont, MFMM et tous les autres fins finauds fervants aduleurs ou les engageants haïsseurs engagés de post-modernisme canadien et des oeuvres de Mister Moshe Safdie: la Vancouver Public Library. En passant, les eight-nineties sont actuellement très tendence (tout comme les sections VVIP et le yoga canin plus communément appelé le “doga” ou le “ruff yoga”), je crois que le post-modernisme devrait l‘être aussi.


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Ou si vous avez un titre plus poétique, lachez-vous lousse dans les commentaires.


Almost there

16 April 2007

Nous sommes samedi, il fait soleil, j’ai fait que le plein de mes légumes préférés1 au marché Jean-Talon, je viens de me verser un pastis2, la vie est belle.

1. Mes légumes préférés, les incontournables, ceux que j’achète sans hésiter, en qui je peux posséder une confiance aveugle presque naïve de ne point être mous et questionable après 2 jours, que je sais qu’ils seront consommés sans gaspillage peu importe les circonstances: tomates, poivrons rouges et avocats. That’s it. Quoi que pour les avocats, parfois, lorsqu’ils ne sont pas en saison malgré l’existance d’un réseau de pays exotiques où il y a toujours une saison quelque part potable à en faire pousser, si je trouve leur prix un peu trop onéreux pour leur piètre état et grosseur, alors je laisse passer. Évidemment les tomates et les avocats sont encors pris dans cet interminable débat d‘être un légume ou un fruit. Alors ceci serait plutôt pour certain ma liste de légumes et fruits préférés. Mais si on est pour y inclure aussi les fruits, il faudrait dans ce cas y rajouter les bananes à la liste, ce fruit au design parfait.

2. Je me souviens encore de mon premier contact le pastis. Mes grand parents paternels, heureux français du Nord, rendaient visite de l’autre côté de l’Atlantique à leur seul fils ayant quitté la mère patrie, ce malheureux français tombé en amour avec une canadienne et lui-même devenu heureux canadien et qui par la suite a donné naissance à 5 adorables enfants qui sont de ce fait, pour les grands-parents, 5 autres adorables petits enfants à rendre visite de temps en temps peu importe la distance qui nous sépare. Un soir lors de leur visite, mes parents avait invité d’autres amis aussi à venir, et avant le repas, Papi, comme on l’appelle tous, parents comme enfants, voulu un appéritif. J’ai suggéré de prendre les commandes de tous: un perrier, 3 jus, une bière, juste un verre d’eau merci et 2 pastis. Je me suis mis alors à remplir la commande en remplissant les verres des différents breuvages. Mais alors pour le pastis, je n’en n’avais aucune idée comment faire alors Mamie, comme on l’appelle tous, parents comme enfants, me dit simplement d’en verser dans les verres avec deux glaçons chacun. Ah mais c’est tout simple ça, comme un perrier ou un coke avec des glaçons. J’ai donc rempli deux verres plein de Ricard et Papi qui rentra alors dans la cuisine s’empressa vers moi en criant “Mais arrête! Il est fou cet enfant!” et Mamie se tourna aussi alors vers la scène et s’exclama à son tour “Mais mon lapin, tu veux ne veux pas l’assomer ton grand-père! On n’a même pas encore mangé!” suivi d’un discours plus ou moins détaillées m’expliquant que le Ricard, un alcool fort à l’anisse, ne se boit pas comme un grand verre de lait mais plutôt dans un fond de verre avec de la glace et un peu d’eau. Ah, ok, now I know.


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Elles rentrent toutes à chaque coup sans compromis ni altérations, mais là, à s’insérer dans mon Banana Guard avec autant d’exactitude fut la Révélation du mercredi matin, la Vérité Jaune.

À lire aussi dans les archives: C’est des bananes.


Deux équipes, deux iPod, c’est un combat de tounes. Comme un débat, c’est ce que tu connais qui est important: l’un avance un argument (une toune) et l’autre doit répliquer avec un argument encore plus fort (un autre toune). C’est très 21e siècle et légèrement surréaliste comme expérience, mais la musique est trop bonne donc on danse à s‘épuiser.


Oubliez vos escapades dominicales sur le Mont-Royal avec vos épées de foam, vos cours privés de mandoline et le mariage médiévale quétaine de votre cousine cet été: la meilleur façon d‘évoquer le moyen-âge est d‘être grossier, de se salir les mains et de le manger. Je vous garantie un hit; et s’en suivera danser en boîte afin de digérer un peu le tout et possiblement une promenade à dos de camion qui nettoie les rues sur St-Denis à 4h du mat.


Ok, mes amis montréalais, vous en penserez bien ce que vous voudrez, mais j’ai grandi en Outaouais et en Outaouais — en plus de dire une snowboard et utiliser l’expression se faire lutter par un char — notre équipe de hockey c’est les Sénateurs d’Ottawa, pas le Canadiens. Notez que j’ai tout de même observé et suivi, quoi que d’un air passablement détaché, les derniers matchs du Canadiens, l’excitation de la métropole montréalaise face à la maigre chance de peut-être-y-vont-faire-les-séries-on-se-croise-les doigts-maudit-toronto-à-marde. Mais il reste que les jeux sont faits, et les Sénateurs, eux, ont faits les séries, ils passent même en 2e ronde. Et parce qu’ils sont certainement, par leur position géographique, les meilleurs subsituts au Canadiens, j’ai cru bon de vous informer.

J’ai donc l’honneur de vous présenter le premier article de notre chroniqueur sportif occasionnel chez Hippopocampe, J-F. N’allez pas le mélangez pas avec Jihef, notre chroniqueur de liens. C’est pas le même gars pentoute (comme pas pentoute), sont justes homophones.

Donc, JF, go. (C’est simple et vulgarisé pour les non-connoisseurs et les honnêtes gens comme vous et moi)

Topo pré-2e ronde des Sens contre les Devils du NJ

Nous sommes maintenant dans la 2e ronde. Allez hop les Penguins, retournez au Pôle Sud. L’agilité et la vitesse des attaquants n’ont pu faire le devant à la défense et l’ardeur des Sénateurs. Ce ne sont pas les mêmes Sens que les années précédentes, ça c’est certain. Plus coriaces, ils frappent et marquent des buts! Prochain obstacle sur la route vers la Coupe Stanley: les Devils du New Jersey. Si les Sénateurs ont acquis de l’expérience au cours des dernières années, et bien les Devils en ont carrément juste plus. En effet, 11 joueurs ont obtenu une bague des Champions pour un total de 23 coupes entre eux. Les Sénateurs, eux, en ont 1, et c’est le gardien qui réchauffe le banc durant les matchs, Martin Gerber. Voici donc les points principaux à tenir compte pour cette 2e ronde.

Aussi excitants que jouer contre les «High-flying Penguins»? I don’t think so! Les Devils jouent un style défensif étanche et ne donnent pas beaucoup de chances à l’opposition de compter des buts.

Les gardiens de but seront dans l’avant-plan
Avantage: Devils

  • Martin Brodeur (Devils) : Il a été le meilleur gardien cette année et certain le nommerait le meilleur de tous les temps. Clé pour les Sénateurs : Simple, obstruer la vue du gardien. Si Brodeur voit la rondelle, Brodeur arrête la rondelle, et les Sénateurs perdent.
  • “The Razor” Ray Emery (Sens): Beaucoup plus solide que l’an passé, s’il répète sa performance de la première ronde contre les Penguins (qui en passant n’ont pas arrêté de lui rentrer dedans pour le distraire), les partisans ne pourront le blâmer si les Sens perdent.

Les attaquants: Essayeront de percer la défense
Avantage: Sénateurs

  • Les Sénateurs devront se méfier de 4 joueurs en particulier. Les 2 meilleurs butteurs des séries sont sur l’équipe des Devils. Par contre, si on se fie sur la performance de la première ronde contre une des meilleures lignes de la ligue, les sénateurs, avec Chris Neil, Mike Fisher, Chris Kelly, sauront comment arrêter les meilleurs joueurs des Devils. La profondeur du talent des Sénateurs surpassent en ce moment celle des Devils.

La défense : Essayez de trouver une faille — y’en ont pas.
Avantage: Sénateurs

  • Les Devils tiennent principalement 1 défenseur de très bonne qualité, soit Brian Rafalski, qui semble toujours performer dans les séries. Par contre, les défenseurs forment une unité solide et seront difficiles à contourner. Le hic pour les Devils est qu’ils ont 2 recrues et 3 âgées d’au moins 30 ans. Donc, inexpérience et âge contre une équipe aussi explosive peuvent faire mal. Ceux des Sénateurs sont jeunes, jouent physiquement et supportent l’attaque. Ils sont tous entre 21 et 29 ans avec au moins 1 an d’éliminatoire.

Le tout, honnêtement, dépendra d’un seul joueur natif de Montréal, Martin Brodeur. S’il est Brodeur, les Devils se rendent en finale de conférence. S’il n’est qu’un gardien régulier, eh bien, hourra, les Sénateurs passeront.

Eric rajoute que la série commence ce soir: les Sénateurs affrontent les Devils au NJ à 19h à toutes les postes où ils jouent du hockey normalement.