Ralph Wetzstein

12 September 2008

Épuisé mais épanoui, je suis revenu hier matin d’un court voyage dans ma ville natale à Regina en Saskatchewan. En 1995, mon grand-père fut traité et soigné d’un cancer du pancréas. Ce cancer est revenu en force après 13 ans de vie indemne.

Nous avons donc pris la décision en famille de tous s’envoler pour la Saskatchewan y passer ses dernière heures à ses côtés. Il est décédé mardi à l‘âge de 89 ans, littéralement entouré de son épouse, de ses enfants et de ses petits enfants. On ne pouvait demander mieux.

Le plus dur fut certainement simplement de se décider à y aller. Il y avait non seulement la question de coût (voyager six personnes à la dernière minute), mais aussi l’idée d‘être trop de gens, l’idée d‘être dans les jambes, de ne pas avoir le temps ni l’espace d’entretenir des conversations vraiment personelles. On s’est vite rendu compte que tout ça importait peu. La famille, c’est la famille, tu te dois d‘être là. Tant pour les autres que pour toi. Tu n’es jamais de trop (loin de là) et on aurait pas pu faire autrement que de tous y aller.