Memories from NYC
2 January 2008
Je pousse un gros soupir. Déjà que la serrure ne voulait pas laisser place à sa clé, je doutais que quelque chose ne tournait pas rond.
Premier janvier deux-mille-huit, midi et quart, le soleil brille sur les pavés mouillé des rues de manhattan, l’air est doux, quelques marchants ouvrent boutique, quel accueil sympathique en cette nouvelle année.
Des sandwich au saumon fumé du Lower East Side à la main en guise de déjeuner, on constate que le coffre de l‘Élantra est aussi vide que les rues de Soho: les vilains n’ont boudé que la paire de bottes de cowboys et Lunar Park; ils gisaient là, seuls sans le reste de nos précieux baggages, tels des orphelins abandonnés sur un tapis gris.
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L’arrivé était merveilleusement gigantesque, somptueusement manhanttanesque. Des percées de la ville illuminée sur Palisades parkway, enfin les grattes ciels sur le pont Georges-Washington. NY, t’es dense dense dense et j’aime ça de même. On se tape exprès le bouchon dans Time-Square. Nous sommes aussi enthousiasmé et approbateur que les autres touristes devant cette ode à l’excès. Les taxi volent de tous sens, ça roule vite et sérré, détour par ci, détour par là. NY, tes rues sont danse danse danse et j’aime ça de même.
Assis dans un bistrot français dans le Lower East Side, un steak dans l’assiette et une bière bien froide à la main. Après 8h de route, on le mérite bien.
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Après avoir passé la journée à parcourir à l’improviste ses rues et ses racoins, nous sommes prêt à la dompter. NY, ce soir, t’es à nous. La pluie tombe et nous sommes les prochains en ligne pour un byob dans son Greenwich village, plusieurs bouteilles de rouge en main. Tels des fractals, ses restaurants sont souvent aussi dense que ses quadrilatères. Coude à coude, service après service, on s’amuse, on déguste et on oublie, on n’a que ça à faire. Nous sommes les derniers dans la place, une crême brulée au bec.
D’après les recommendations des locaux, y’a un petit pub irlandais pas loin à essayer, ça tombe bien on a un anniversaire à fêter dans quelques minutes.
Et tout à dégringolé de là, parsemé dans l’ouest de l’ile. Sous la pluie qui tombait ce soir là, on a suivi le courant, bien enthousiamé de connaître “how deep this rabbit-hole goes”. Se faire recommander du foie-gras coin Duluth et St-Denis en attendant un taxi en plein meat-packing n‘était que le début. Ont suivi: gagner au pool contre des latinos locaux, parler de la game Canadiens-Rangers avec d’autres québécois, danser sur le comptoir du Coyote Ugly, dormir dans une chic chambre d’hotel dans le midtown avec 5 autres inconnus.
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Un déjeuner dans Soho, un bain de soleil dans Battery park, du thé dans chinatown, un verre de vin avec les mariés, du labné et du humus à Brooklyn, une bonne année avec les libanais. Mémorable soirée, adieu deux-mille-sept, you were good to me.
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Outre de nombreux biens certes-remplacables-mais-c’est-vraiment-pas-la-même-chose (vous connaissez mon amour pour les jeans), on m’a aussi pris ma meilleure lentille, mon système de flash et tout le reste de mes accessoires photo. Seule la caméra était avec moi. Je n’ai même plus le cable pour transferer et vous montrer mes photos prises là-bas.
Comme un coup de poing dans le ventre pour absolument rien, ça n’a fait que froisser et ternir ce qui était jusque là un autre séjour mémorable dans l’antre de la bête.
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Désolé pour ton matériel photo, un très beau texte tout de même… Bonne année !
Ouch!
ça fait toujours mal de se faire voler. C’est très insultant.
Si tes assurances sont gentilles, ça va peut-être te permettre de mettre les mains sur un D-3(00) plus rapidement que tu pensais??
Happy New Year nonetheless… =)
We were there too, rain and cold, but it didn’t change the fact that NY is one hell of a wonderful city.
C’est désolant, et comme tu dis, ce n’est que tu matériels et ce fut certainement mieux que du -27°C.
Bonne année!