Les vieilles petites boutiques c'est charmant

25 May 2006

14h40, cordonnerie Pasquale Amore à côté de chez nous.

M. Amore: un ptit bonhomme italien, des dents parfaites, de fonds de bouteilles sur le nez, une belle montre dorée au poignet. Il est en train de fabriquer des ceintures quand je rentre dans sa petite boutique. Un accueil chaleureux:

— BONJOUR!!!
— Euh, salut…! Vous allez bien?
— Qu’est ce que je peux faire pour vous, jeune homme!
— Je vous apporte une paire de bottes.
— Ahh.
— Vous voyez ici, ça s’est décollé.
— C’est du plastique ça?
— Euh, oui…
— Il faut recoller ça, ici aussi? Et la semelle aussi.. c’est pas mal usé. Vous voyez?
— Qu’est ce que vous suggérez…
— On peut remplacer le talon.
— Remplacer le talon?
— Oui, je coupe et j’en met un autre.
— Et ça ressemble à quoi?
— Ça ressemble à quoi? Ça ressemble à quoi? Ben (et il me montre un pied carré de caoutchouc de semelle) comme ça, je le coupe et je le pose.
— Ok… et l’épaisseur
— Ben quoi, l’épaisseur?
— Ben ça va être épais comme le caoutchouc là?
— C’est la première fois Monsieur que vous venez ici, si?
— Euh… oui, pourquoi?
— Ben, on fait du bon travail ici, du travail qui n’a pas besoin d’explication. Ok?
— Ok, ok. C’est beau.

Et là on s’est fait interrompre par une grosse madame italienne à talon haut qui venait chercher je ne sais quoi un peu trop tôt (de ce que j’ai cru comprendre des simagrées italiennes).