J'suis en train de faire une overdose de sagesse

9 July 2006

Ces 2 dernières semaines, j’ai du répondre maintes fois à toutes les invitations de party, de bash, de show, de 5 à 7, de YULblog, d’occasions de se la couler entre amis, de se la péter, de faire quelque chose après 22h, de fun fun fun comme ceci: “Non, désolé. J’peux pas. Je suis en compétition de natation en fin de semaine. Je dois être reposé. Pas de niaiseries. Sorry.”

Deux compé en ligne. Full préparé, entraîné, reposé et shavé. Y’a un discours avec lequel naîvement je me console/motive/m’explique-à-moi-même le soir en me couchant en pensant aux évènements sociaux auquels je ne ferais pas acte de présence: “Tu t’es entraîné toute l’année pour performer au mois de juillet, c’est pas le temps de tout foutre en l’air, t’en a pas pour ben ben long encore, tough it up, c’est le fun anyways, des party, des shows y’en a tout le temps, mais dans l’eau, c’est là, maintenant que ça se passe, bla bla bla, bla bla bla.” Maintenant, n’allez pas croire que je ne m’amuse pas. Au contraire, je n’ai jamais été aussi en forme, les performances sont là, je me sens bien, je suis heureux, things are paying off right now et c’est extrêmement satisfaisant.

Le seul truc c’est que plus je vieilli, plus je suis conscient des sacrifices que je dois faire pour atteindre mes objectifs, et c’est surtout ça qui est dûre. Surtout après 3 ans d’université où être sage ne fut pas coutume. Quand tu es jeune tu es naïf, tu fais ces choses sans penser, un peu con. Mais plus tu vieillis, plus tu penses à ce que tu fais, tu remets en questions les choses, tu doutes, tu valides tes efforts. Truth: ignorance is bliss.

Bref, j’vais prendre une bière dimanche soir après la compé. Et ça va goûter bon.