Critique du mondial de la bière de Montréal 2006

3 June 2006

Pour que tout le monde comprenne de quoi il s’agit: le Festival mondial de la bière à Montréal accueille une 70aine de brasseries (micros et macros) qui eux offre aux visiteurs plus de 375 différents produits à goûter. Ces bières (en grande partie, mais y’a aussi des cidres, des vins de glace et quelques autres variantes de boissons ainsi que des fines et moins fines gourmandises) proviennent tant des quatre coins du Québec que du reste du Canada, de l’Amérique ou d’Europe. Il y a de quoi se régaler.

Faque, 18h, jeudi soir, le monde et déjà bien réchauffé, des 5 à 7 après boulot qui ont l’air d’être bien amorcé. La gare Windsor est tout simplement l’endroit idéal pour la tenue d’un tel événement : sa cour est intimement cadrée par le centre Bell (avec la rape à fromage Mariott et la tour IDM veillant sur le tout) et les gens se promène intérieur/extérieur sans différence, c’est l’été, convivial, malgré que ce sont des dégusatation qt qu’il n’est que 18h, ça feel le party.

J’arrive là avec Olivier, vétéran du mondial, qui m’a généreusement équipé pour la soirée avec un buck, une petite chaise portative pour s’installer plus tard sur le gazon et des billets pour les dégustations. Quatre onces de bière coûtent généralement de 1 à 5 billets (disponibles à 1$/chacun), tout dépend de la micro-brasserie, de quelle bière tu choisis, de la grosseur de ton buck et de ton succès à cruiser la ou le barman/barmaid (avec ton charme, la grosseur de ton buck ou de ta craque).

Ok, fini les préliminaires, voici les bières consommées par yours truly (ou du moins goûtés sérieusement). La cote hippopocampe : cut ou clutch. Quand c’est cut, c’est cut (as in couper, as in out, as in you’re fired). Quand c’est clutch, c’est clutch (as in grasp, hold, c’est du solide).

Hey pis on est full techno-wannabe-podcast ici : prenez le temps d’écouter les critiques audio, comme un vrai journaliste, on enregistrait nos commentaires au fur et à mesure. Comme des vrais débiles, ça a tendance à se décomposer.

König Pislner, König — Duisburg, Allemagne.

On voulait boire quelque chose de simple pour faire le tour, voir ce que la foire nous proposait. Je l’ai prise parce que c’est une des bières qu’on buvait beaucoup en Allemagne. Le barman voulait pas remplir mon buck « Y’est comme gros, tsé. » Whatever, j’ai vidé le dernier tiers dans la poubelle, tanné. Blonde, sans personnalité.

  • Verdict : Cut.

Brassin d’Hiver, St-Sylvestre — Flandres, France.

Ah, ok, là tu parles. Le barman m’explique : c’est une bière d’hiver, quelque chose qui va te réchauffer – ce qu’on a de besoin ici au Québec, parce que Dieu sait qu’il fait frette et on est les seuls tatas sur la planète à boire des bières dans la neige. L’étiquette a été changée pour le Québec avec de la vraie neige blanche toute douillette pour plaire au public québécois.

  • Verdict : La ultimate Clutch. AUDIO.

Rosée d’Hibiscus, Dieu du Ciel — Montréal, Québec.

On passe au rafraîchissements. Je ne suis pas un grand fanatique des bières au fruits. Mais étant ici pour essayer des choses nouvelles, on y va à fond Léon… Et léon est charmé par cette bière rose, fraîche, drôlement savoureuse, brassée spécialement pour le Mondial. Un succès garanti auprès des demoiselles. À consommer avec des lunettes de soleil, une terrasse et un soleil.

  • Verdict : Clutch.

La Carotte, Le Lièvre — Mont-Laurier, Québec.

Déjà le nom, t’hésites. Elle est orange, évidemment. Pas désagréable comme goût, mais pas agréable non plus.

Kraken flower, Le Bilboquet — St Hyacinthe, Québec.

On dit souvent que la bière c’est du pain liquide, mais ici c’est des p’tits gâteaux sucrés liquide. J’aimerais faire un tour à St-Hyacinthe pour gouter aux autres bières.

  • Verdict : Clutch. AUDIO.

La Grimousse, Le Grimoire — Granby, Québec.

Probablement la micro-brasserie avec des barmaids plus poupounes que celles au kiosque de Coors Light. La grimousse est une rousse d’après moi un peu faible, d’après olivier sur l’audio, corcée en bouche. La seule chose que je me rapelle c’est que j’ai fait la réflexion que j’aimait mieux la bonne vieille boréale rousse.

Rader blonde, Radermacher — Raeren, Belgique.

Ultimate cut. Cut. J’me suis fait avoir. Cut. Cut.

La Barbar, Lefebvre — Quenast, Belgique.

Me sentant gravement violé par la Rader, il me fallait quelque chose de certain, que je connaissais. Une home brew : direction kiosque de Belle-Gueule. Le barman me propose la Barbar, une bière blonde forte à base de miel que j’avais déjà eu la chance de gouter maintes fois à Hull.

La Complice, La Barberie — Québec, Québec.

Bière légère à base de fleur de sureau. Ça goûte l’herbe. Fade puis un fade-out super amère comme ça se peut pas. Bière officielle brassée pour le festival bière et saveur en septembre.

  • Verdict: Pas full hot, même un peu cut.

Pale ale Lime-Framboise, La Barberie — Québec, Québec.

Une autre au fruits que j’ai bien aimé. Beau bouquet d’agrumes.

  • Verdict: un bonne Clutch d’été.

Après une petite visite au Brutopia, rue Crescent, pour la fête d’une amie, les scout de la broue plient bagages. Mais pas sans une dernière heureuse découverte (AUDIO) :

Voilà qui termine notre reportage. C‘était Eric Demay pour Hippopocampe.org au Mondial de la beer 2006, entretenant un mal de tête jusqu‘à vendredi midi.


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Un petit tour au Bil? N’importe quand dans la prochaine année! Tu pourras même goûter à toutes les descendantes de la Kraken Flower puisque tu peux crasher sur mon divan après! J’savais qui devait au moins exister une affaire high class dans notre trou de farmer… Merci de l’avoir trouvé!

techno-utopie? hippopocampe podcast? ça sent la subversion.

Dude… t’as oublié de parler de la bière la plus atroce au monde!!! La El-Lapino… des mêmes brasseurs qui nous ont fait gouter la bière aux carrottes… je vous présente une bière aux piments fort!... Au début, c’est comme si tu croquais dans un piment normal, ça goûte presque l’eau; c’est après que c’est atroce, quand le goût de piment fort remonte! Une bière à prendre seulement pour faire goûté l’atrocité à tes amis – ou pour leur faire une bonne joke! Definit CUT!

anyways – moi je vote pour les audios tout le temps. Surtout quand Eric est ben content. Yé ben content. Roger out. out.

Shit guillaume c’est vrai. El lapino. El fuckin lapino. Et pour ceux qui se demande, le dude passed-out sur le trottoir, c’est comique pour 2 raisons: uno, c’est dans un quartier que ce genre de chose n’arrive jamais, y’a pas de bums du tout; et deuxio, il ronflait.

Bleh! J’ai drank that bière de carotte at the festival l’année dernière. Blech! Le jeter dans le garden pour le fertilizer!

J’ai raté le Mondial cette année! grace a toi c,est comme si j’y avait été!


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