C'est des estrie de beaux verts
16 June 2006
Mardi, 9h, claqué de l’entraînement, accompagné d’un bol de Muslix et d’une banane, amorphe, j’absorbe les nombreux fils RSS mis à jour depuis la veille. Le téléphone sonne. C’est Olivier à l’autre bout du fil et évidemment ça commence par un de ces “Yo bi-a-tch! Qu’est ce tu fais?” habituel mais avec un peu plus d’excitation dans sa voix. Curieux, il n’est que 9h. “As-tu fini ton site web là?” Il savais que je rushais la veille sur la nouvelle version de La Petite Fanfare. “Ouin, genre… presque.” Olivier prend alors son voix qui varie son intonation lorsque qu’il annonce quelque chose : “Ok, ben moi j’m’en vais à Coaticook prendre des photos de chemin de campagne là…”. Regardant les rayons de soleil qui planent dans le salon, je m’éveille : une journée hors de la ville serait franchement agréable. “Nice, on part quand?” “Tu peux venir?!” Je comprends alors que ça ne lui tentait pas trop d’y aller seul, en Estrie. Et moi, j’ai pas été souvent souvent en Estrie.
En moins d’une heure et quart on arrive près de Magog. De là, en direction de Coaticook on cherche “une route de campagne, genre sinueuse, qui monte ou descends avec des champs à côté. Mais pas trop busy, et puis il faudrait aussi des jeunes pousses de blé vraiment vertes vertes.” Olivier est photographe. C’est son client, un magazine d’agriculture, qui avait établi ces exigences. Oli a resserré un peu la chose avec ses pousses vertes vertes.
Puis ont finalement suivi les routes sinueuses de campagne (avec de la gravelle), gorges de Coaticook, pont suspendu, les routes sinueuses de campagne (pavée!), des meux, de la musique arabe électro, des poutines à la cabane du pêcheur, la grand-mère de Oli, la maison de la grand-mère TOUTE en bois (le papier de toilette aussi probablement) sur le bord du lac Maphrémagog. Et il y avait aussi la tante à Oli qui, vêtu seulement d’un long t-shirt, est venu nous accueillir à la porte. Une jolie grande brunette. J’pensais qu’elle était sa cousine.
On est revenu à Montréal vers 16h, imprégné de nature verdoyante, d’air frais, d’amour pour notre beau Québec naturel. Mais le choc est grand lorsque sur la 10, juste avant de traverser le pont Champlain, tu remarques que la seule végétation qui semble pousser dans tout cet amalgame de béton sont les 15 petits érables fébriles dans le stationnement du Loblaws de Brossard.


