Articles for July 2008


Je suis de retour en métropole montréalaise après une courte dizaine de jours de camping/vélo/découverte du bas St-Laurent, région du vent de l’ouest, de gens trop sympatiques, du poisson fumé et de couchers de soleils hors de ce monde qui avaient échappé à ma connaissance simplement par ces habitudes de contemporain de traverser rapidement par autoroutes contrées et pays afin de se rendre toujours ailleurs. On traverse toujours, on ne visite pas souvent.

Mais là, j’ai ralenti le pas. Je suis monté sur mon vélo et j’ai flâné.

J’ai flané dans la brume à La Malbaie, j’ai flané sur une plage de sable sur l’Ile Verte, j’ai flané sur la 132 direction Ouest le long du Saint-Laurent.

Se ressourcer n’est pas chose facile, quitter et s’isoler assez longtemps pour qu‘éventuellement tu arrives à faire le vide d’esprit, te libérer du poids du quotidien, oublier ce sur quoi tu travailles et ce qui te travaille régulièrement.

J’ai donc gagné du temps de repos, pédalé comme un fou, perdu un peu de poids, été baptisé de coups de soleil, marqué de piqures de moustiques, j’ai discuté profondément avec autrui, mangé comme un roi, dormi sur les bords de plage, photographié du pays et ce fut magnifique.


Beaucoup, beaucoup, beaucoup d’hippoporizontalité lorsque tu te promènes sur le bord de mer. Chaque marée, chaque couché de soleil, chaque regard vers un horizon quelconque est fascinant et inspirant. Mais ma préférée reste ce cliché vers l’extérieur du traversier entre St-Siméon et Rivière-du-loup. Je venais de faire un peu plus d’une trentaine de km de pentes de toutes sortes sur la 138, la pluie me frappant le visage pendant une heure et demie. Un doux moment de répit sur le bateau: je change mes chaussettes, mange une banane, me réchauffe un peu et contemple la proue du traversier s’aventurer dans les eaux glacées du St-Laurent.


2 jours de pluie/brouillard épais à la Malbaie, l’arrivé à l’Ile-Verte incarne le même thème: voilée de brouillard, on ne la perçoit point de la côte. Je prends le traversier vers une destination inconnue. Même le pied sur l’ile, on y voit pas grand chose. On me dit que la rivière Saguenay se jette dans le fleuve quelque part là-bas, il y a un phare par ci, des phoque par là. Tu vois?

Photo 1: Sapins guides plantés afin de guider les bateaux-taxis et traversier loin des bas-fonds. Il y a une journée pendant l‘été où tu peux traverser à pied à marée basse (communément appelé le sentier de la bouette). La même chose est faite l’hiver pour les taxi-motoneiges alors que la portion sud-est du fleuve (entre l‘île et la côte) est gelée. Ce que l’on voit en arrière plan sont des petites îles qu’il faut habilement contourner pour éventuellement arriver à the Île .


At the end of the afternoon, the sun came out. We sat down on the beach and had a beer, assembled and started redesigning a mandatory fire/cooking cage (the municipality doesn’t allow open fires on the beach), made a fire with all the tide wood lying around and then had what I am contending as the best tasting steaks of my life. Never had it been so tasty.

And if that couldn’t be enough, the sun suddenly appeared to us in a japanese sunset, rays of sun piercing through the thick clouds afar over the rivière Saguenay.


House With a View

17 July 2008

The timing of my visit on Ile Verte was great not only weather wise, but I also had the chance to follow quite closely a bit of the construction of a house my friends are having built (they designed it) on the island. They’ve been there for a while, supervising construction between writing a thesis, hanging out with the baby and enjoying the local smoked fish.

This is the view not only looking onto the St-Lawrence river and surroundings but also what will be the house’s terrace layed over an adjoined guest quarters. When I was there, they had just put the walls up, but you could immediately feel it all, the open ground floor spilling over through the patio door onto a future cedar planked terrace.

Using traditional barn materials—vertically cedar planked walls, steel clad roofing—, the two story house will be elegantly bare of unnecessary architectural ornamentation. It is all in the details: a few quirky window positions and sizes here and there, the roof finishing flush to the walls (no gutters)… Incidentally, the construction guys on the site were referring to that extra detail work as du fuckage. The house will resonate with, but won’t be exactly like the other houses on the island:


Moon Sliver

28 July 2008

Sort of like a grated coconut sliver in mango-tropical berry core spread over crunchy rocky base. Topped with fluffy flaky dark mousse. Genre.


Avec un titre quétaine de même, t’espères que le reste du billet reprend un peu de poil de la bête. Ben oui, p’tit rockabilly.

Depuis mon petit périple à vélo, je suis devenu un peu accro de soleil. Je n’arrive pas souvent à me convaincre de rester travailler à l’intérieur si je vois le soleil qui brille dehors. Je sors donc du bureau, traînant le laptop et les cahiers de notes vers un café avec térasse et j’absorbe ma vitamine D avec un allongé. Et je me permet le jeu de mot facile d‘être allongé au soleil. Ha.

Le seul hic, c’est que je ne vois pas grand chose. Le lumière du soleil plombe tellement fort que l‘écran LCD du laptop, même à rétroéclairage maximale, est peu efficace contre les rayons d’amours chaud de mère soleil. De plus, je dois plutôt deux fois qu’une enfiler mes shades, la visibilité tombe donc d’un cran de plus. C’est à peu près bon pour des courriels et de la rédaction légère, mais on peut oublier photoshop et logiciels 3D.

J’ai donc réfléchi à mon cas et voici une genre de solution:

L’idée est de concevoir et d’intégrer un système de communication visuel entre un écran d’ordinateur et des lunettes de soleil. Il ne suffirait que d’enfiler les lunettes pour qu’elles te révèlent l‘écran d’une clarté adéquate pour y travailler, comme dans une pièce tamisée, sans reflets, sans omission de contraste, tous les détails y sont visibles. Le contenu affiché à l‘écran n’est perceptible au soleil qu’avec les lunettes. Dès que tu les enlèves, c’est le retour à la normalité pleine de fronçage de sourcils, de devinettes d’où se cache ta flèche à l‘écran et si le noir dessiné est bien un noir noir.

Je n’ai aucune connaissances dans ce domaine et même si c’est réalisable avec la technologie existante, mais s’il existe des ingénieurs intéressés à poursuivre l’idée, j’offre de m’occuper du design. Et je sais que l’existance d’un tel produit réjouirait bien des travailleurs autonome amateurs de soleil de par le monde.


Bailar

31 July 2008